Les 10 must have d’une assurance cyber

Camille de Montgolfier
Dernière mise à jour :

Avec la forte augmentation des attaques, souscrire une assurance cyber devient incontournable pour les entreprises, et fait désormais partie des recommandations de l’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Pour les PME en particulier qui présentent la plus grande vulnérabilité et ne sont aujourd’hui plus épargnées par les hackers, c’est la garantie d’un risque maîtrisé en cas de piratage, et qui pour être complète doit associer la couverture post-intrusion à la protection pré-intrusion de logiciels de cybersécurité.

10 indispensables assurance cyber

Check-list des 10 must have à vérifier au moment de comparer les offres d’assurances pour son entreprise :

  1. Des outils de protection cyber
  2. Un réseau d'experts partenaires
  3. Une hotline disponible 24h/7j
  4. La mise à disposition d'experts techniques
  5. La remise en état du système informatique
  6. Le remboursement des pertes d'exploitation
  7. Le remboursement des frais supplémentaires d'exploitation
  8. Le remboursement en cas de cyber-frude
  9. La responsabilité civile en cas de fuite de données
  10. La responsabilité civile en cas de transmission de virus

Prévention : diagnostic et protection

Un des piliers de l’assurance cyber, tel qu’établi par l’ANSSI, est la fonction de prévention que joue l’assureur. Celui-ci doit être en mesure d’établir un diagnostic et d’accompagner l’entreprise dans la protection de son infrastructure contre les attaques. Pour ce faire, il est recommandé à l’assureur de mêler outils de cyber-protection et assurance pour couvrir au mieux son client.

L’objectif : savoir évaluer et diminuer au maximum le risque d’intrusion.

1) Des outils de protection cyber 

Afin d’accompagner l’entreprise dans son diagnostic et sa protection contre le risque cyber, l’assureur peut proposer des outils qui le permettent. C’est en mettant des outils de monitoring du risque à disposition des entreprises que l’assurance cyber peut affiner la maîtrise du risque et évaluer l'éligibilité d’une entreprise de la meilleure manière.

Chez Stoïk, pour repérer les failles techniques ou humaines courantes qui pourraient être exploitées par des hackers, les équipes cyber ont développé 2 outils :

  • un scan externe qui permet de connaître la surface d’attaque d’une entreprise, avec notification hebdomadaire des vulnérabilités détectées.
  • un outil de simulation de phishing qui permet de sensibiliser les collaborateurs d’une entreprise à la méthode d’attaque la plus répandue.
L'assurance qui couvre et protège
Stoïk met à disposition des outils de monitoring du risque pour maîtriser le risque et protéger ses assurés.
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2) Un réseau d’experts partenaires

Parce que l’assureur ne peut pas lui-même prendre en charge toute la cybersécurité de l’entreprise, il semble nécessaire qu’il soit entouré d’un réseau de partenaires. Toujours dans l’optique de réduire au maximum le risque d’attaque, l’assureur cyber peut orienter ses assurés vers des solutions d’anti-virus développées comme des EDR ou des solutions de sauvegardes optimales par exemple.

Un écosystème de partenaires
Stoïk s’appuie notamment sur les expertises de Tehtris, Expert Line et Oxibox.

Assistance : expertise et remise en état 

Il est essentiel que le cyber-assureur puisse intervenir rapidement auprès de l’entreprise, en lui apportant son expertise pour l’aider à sortir de la crise.

L’objectif : redémarrer au plus vite l’activité pour réduire le montant des pertes.

3) Une hotline disponible 24h/7j 

Pour être en mesure de réagir rapidement, le cyber-assureur doit tenir une hotline à disposition permanente des entreprises qu’elle accompagne, afin que celles-ci puissent l’avertir le plus rapidement possible en cas de suspicion d’attaque.

assistance téléphonique assurance cyber

4) La mise à disposition d’experts techniques

L’assureur doit ensuite faire bénéficier l’entreprise victime de l’action d’experts en cybersécurité pour mener l’enquête technique. Y a-t-il un virus, et si oui où est-il ? Quelles sont les actions à mener, et quel en sera le coût ? 

L’assureur peut éventuellement aussi proposer l’assistance d’un expert en communication de crise, pour aider l’entreprise à rassurer ses collaborateurs et partenaires afin de maintenir le niveau de confiance.

5) La remise en état du système informatique 

À la suite de leur enquête, les experts techniques doivent mener les actions adéquates pour remettre le plus rapidement possible le système informatique en état. En cas de perte de données, il est également important que l’assureur couvre les frais liés à leur reconstitution – par exemple à partir de la dernière sauvegarde réalisée sur un support non connecté.

10 %, c’est l’augmentation du coût moyen des attaques pour les entreprises. Un nouveau pic, atteint en 2021.

Couverture des opérations

La couverture des pertes financières, directes et indirectes, qui résultent de l’attaque, doivent être prises en charge par l’assurance cyber.

L’objectif : limiter le montant des dommages pécuniaires pour qu’ils ne mettent pas en danger l’activité de l’entreprise.

6) Le remboursement des pertes d’exploitation

Suite à une attaque, l’entreprise peut être dans l'obligation d'arrêter son activité pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Le cyber-assureur doit prendre en charge la perte de revenus engendrée par cette paralysie, en fondant son calcul sur la marge brute d’exploitation que l’entreprise aurait dû réaliser, par exemple selon son bilan de l’an passé ou sur les projections de croissance. Cette protection est essentielle, car c’est elle qui évite la faillite à une entreprise.

Une PME qui n’a pas souscrit à une cyber-assurance perd en moyenne 27 % de son chiffre d’affaires après une attaque.

7) Le remboursement des frais supplémentaires d’exploitation 

Les frais d’exploitation sont les coûts de gestion de l’entreprise (loyer des locaux, matériel informatique etc.). Ils représentent une charge importante, c’est pourquoi il est important que la cyber-assurance couvre également les frais supplémentaires d’exploitation ; c’est-à-dire toute dépense supplémentaire rendue nécessaire par l’attaque, par exemple l’achat de nouveau matériel informatique.

8) Le remboursement en cas de cyber-fraude

Pour offrir une couverture complète, l’assureur doit aussi prendre en charge les frais engagés lors dun détournement de fonds, suite à une intrusion dans le système informatique de l’entreprise.

Quelle différence avec la fraude au président ?
Pour distinguer la cyber-fraude de la fraude au président, il faut voir si, lors de l’attaque, il y a eu intrusion dans le système informatique de l’entreprise ou non. Si le hacker s’est contenté de moyens externes, comme se faire passer pour le dirigeant au téléphone, il s’agit d’une fraude au président. S’il y a eu intrusion informatique, par exemple le piratage d’une boîte mail, il s’agira de cyber-fraude.
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Couverture de la responsabilité civile

En cas d’attaque qui mène à une fuite de données, l’assureur prend en charge les frais de justice si une poursuite est intentée contre l’entreprise par un tiers.

L’objectif : couvrir les éventuels frais de justice de l’entreprise et limiter la propagation du dommage.

9) La responsabilité civile en cas de fuite de données

En cas de fuite de données avérée, les experts juridiques de l’assureur doivent la notifier auprès de la CNIL – une démarche rendue obligatoire par le RGPD – et surtout garantir un véritable accompagnement juridique de l’entreprise, dans le cas où ses clients, partenaires ou fournisseurs se retourneraient contre elle.

Si l’entreprise n’est pas assurée contre la fuite de données personnelles, et que la responsabilité de son dirigeant est mise en cause, les sanctions pénales prévoient jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (Art. 226-16 du Code pénal).

10) La responsabilité civile en cas de transmission de virus

En cas de réclamation, ou d’action en justice intentée suite au transfert d’un virus du système informatique de l’entreprise attaquée à celui d’une autre (par exemple par l’envoi de mails vérolés), le cyber-assureur doit couvrir les frais de défense de l’entreprise qu’elle protège, et les éventuelles conséquences pécuniaires qui en résulteraient.

Chaque entreprise assurée chez Stoïk se voit délivrer un certificat attestant de sa bonne hygiène cyber. Un atout pour rassurer ses clients, prestataires et partenaires ; et de plus en plus réclamé par les grands groupes qui collaborent avec des PME.

Conclusion : le courtier, un intermédiaire précieux 

Souscrire à une assurance cyber ne s’improvise pas : celle-ci doit répondre aux enjeux de sécurité spécifiques d’une entreprise. S’il n’y a pas de risque zéro, il est tout de même possible de le diminuer fortement en optant pour un modèle 2 en 1, qui ne se contente pas de couvrir les conséquences d’une attaque mais diminue aussi les chances pour que cette attaque réussisse.

Le marché des assurances cyber étant à la fois nouveau et complexe, trouver la couverture appropriée demande une vraie expertise ; c’est pourquoi l’ANSSI a émis la recommandation de recourir aux services dun courtier d’assurance. Intermédiaire précieux pour l’entreprise, le courtier va l’aiguiller dans le choix de son assurance et restera à ses côtés par la suite. En cas d’attaque, il sera ainsi informé et suivra chaque étape, de la réponse à l’incident jusqu’au dédommagement des pertes.

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Sources :